Rappel historique de la commune

27 octobre 2016

Histoire

Bais se situe en limite de province appelée : “Les Marches de Bretagne”.

Les premiers faits et personnages rapportés par la tradition orale datent du V-VIe siècle, les premiers documents authentiques conservés dans le cartulaire de Saint-Melaine du XIIe siècle.

On peut évoquer la vie de Saint-Marse, patron de la paroisse. Il serait né à Bais (fin du Ve siècle) et mort dans son ermitage de Marsé (milieu du VIe siècle). Évêque de Nantes et proche compagnon de St-Melaine, Évêque de Rennes, son ministère peut se résumer à l’évangélisation de cette région.

Le Haut Moyen-âge est présent dans  la découverte en 1904, au village de Cap, de la “Trouvaille de Bais” : un trésor comprenant 400 monnaies d’argent, 25 deniers, 2 bagues…

La composition de ce trésor a inspiré la réalisation récente du blason de la commune, avec en son centre trois besants d’argent, et dans son pourtour différentes croix pattées ou potencées.

De récentes découvertes archéologiques, près du bourg Saint-Père, laissent présager l’occupation par une population gallo-romaine du 1er siècle  avant J.C. au IVe siècle après J.C.

Blason Bais

 

Etymologie

Bais vient semble-t-il d’un dérivé du mot Abbaye.

Sur la paroisse de Bais (mentionnée au XIIe siècle) étaient implantés deux prieurés :

  • Saint-Pierre appartenant à l’Abbaye de Saint-Melaine de Rennes dès 1152, était situé dans les villages du Bourg-Saint-Père et de la Chapelle-Saint-Pair. Il est uni dès 1411 à la mense abbatiale. Son église subsiste jusqu’au XVIIe siècle.
  • Saint-Marin (ou Saint-Mars) relevait de l’Abbaye de Saint-Sulpice vers 1164.

Les Bénédictins de Saint-Melaine et les religieuses de Saint-Sulpice fondèrent à Bais deux établissements (XIIe siècle).

Les premiers se retirèrent rapidement devant l’abbesse de Saint-Sulpice. Leur prieuré de Saint-Pierre de Bais fut réuni à la mense abbatiale de Saint-Melaine (1411). Ils conservèrent en Bais la métairie d’Elberte, appelée en 1157 « concessio Girberti presbyteri de ecclesia Beisci » (Dom Morice, Preuves de l’Histoire de Bretagne, I, 630). Sa jouissance en fut donnée au prieuré de Notre-Dame de Vitré, membre de Saint-Melaine. Une rente de 48 boisseaux de froment, à prendre sur les dîmes de la paroisse de Bais, fut allouée aux religieux de Vitré.

Les Bénédictines de Saint-Sulpice-des-Bois, auxquelles Guillaume, fils de Hamon, donna en 1164 une partie des dîmes de Bais n’y établirent pas de monastère proprement dit. Elles confièrent l’administration de cette paroisse à leurs frères Condonats. Ceux-ci portaient dans les derniers temps le titre de prieurs. Leurs bénéfices s’appelèrent donc prieurés ou prieurés-cures d’où le nom de prieuré de Bais donné à la cure de cette paroisse. A l’origine, les recteurs de Bais étaient les vicaires perpétuels de l’abbesse laquelle jouissait de la dignité pastorale.

A la disparition de la société des frères Condonats de Saint-Sulpice l’abbesse choisit, pour administrer la paroisse, des Bénédictins dans les abbayes voisines de la sienne. Elle fut obligée, faute de sujets, de prendre des prêtres séculiers. En 1790 le revenu net du recteur de Bais était de 2 547 livres. La fabrique de cette paroisse jouissait de 247 livres 2 sols de rente, toutes charges déduites (Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, 1 V, 29).

Au XIXe siècle, la rectorerie de Bais a été érigée en cure de 2ème classe par ordonnance royale de Charles X (24 mars 1826) (Pouillé de Rennes).

L’église était placée sous la protection de Saint-Marse (V-VIe siècle), confesseur breton, enfant du pays et disciple de Saint-Melaine. La tradition le donne pour Évêque de Nantes au VIIe siècle. Ayant résilié la charge épiscopale, retiré à Bais, il mourut vers 535 peu après avoir assisté aux funérailles de Saint-Melaine avec Saint-Aubin et Saint-Lô. La Chapelle Saint-Marse, au lieu dit Marsé marquerait l’emplacement de son ermitage. Il fut inhumé près de l’église paroissiale. Bais dépendait de la baronnie de La Guerche. La paroisse de Bais dépendait de la Châtellenie du Désert et de l’ancien évêché de Rennes.

On rencontre les appellations suivantes : ecclesia Beisci (en 1157), Baes (en 1164), Bais (en 1212), Bedeseum (en 1213), Baiscum (en 1516).

Histoire générale

Le premier site religieux de Bais, à la chapelle St-Pierre, se présente sous la forme d’une nécropole du haut et du bas Moyen Age. Les objets trouvés dans les 131 tombes sont datés des VIe et VIIe siècles. Une chapelle romane a succédé à la nécropole. Les inhumations ont continué sur le site jusqu’au XVIIe siècle.

1427 : les Anglais menaçaient la Bretagne (guerre de cent ans). Par crainte de l’envahisseur les habitants transportèrent les reliques de Saint-Marse à Vitré. Ils les confièrent aux chanoines de l’église Sainte-Madeleine. Le duc de Bretagne ayant fait la paix avec les Anglais, les chanoines refusèrent de rendre les précieuses reliques. Les habitants de Bais employèrent la force et décidèrent d’engager l’action le jour où Saint-Marse était porté en procession hors des murs de Vitré. Les vitréens furent plus forts et gardèrent le saint qui n’eut plus le droit de franchir les portes de la ville.

1486 : Guy de Laval, baron de Vitré, et sa femme Anne de Montmorency firent réaliser un petit coffre d’argent pour y déposer les reliques de Saint-Marse.

1545 : date inscrite sur le linteau de la porte nord appelée porte Saint-Marse

1582 : date inscrite sous le porche de l’église

1750 : le reliquaire de Saint-Marse est transporté a Bais.

1783 : épidémie de dysenterie (259 morts du 29 juillet à la fin de l’année). Corvée : la tâche de cette paroisse, située sur la route de Rennes à La Guerche, avait son centre à 2 lieues (8km) du clocher et était longue de 2955 toises (Archives d’Ille et Vilaine C 4883)

1788 : le 21 décembre le corps politique de la paroisse de Bais, représentant plus de 3000 habitants se réunit pour « porter au pied du trône les humbles et respectueuses remontrances du Tiers Etat ». La convocation a été faite au prône de la grand-messe. Les délibérants demandent : « une existence supportable, libre, même aisée et avantageuse, la suppression des immunités mal fondées et les privilèges démesurés de la noblesse, une répartition juste de l’impôt, l’accès aux charges honorables et lucratives que se réserve la noblesse ».

1789 : le 25 janvier, le général et les habitants de la paroisse de Bais adhèrent aux arrêtés du Tiers des 22-27 décembre, renouvellent leurs délibérations du 21 décembre et désirent qu’à l’avenir ces premières places de la magistrature soient remplies des membres du Tiers Etat…, que les rentes excessives qu’on exige des afféageants soient calculées de manière à ce que le laboureur puisse vivre de la terre qu’il a défrichée, et dénoncent les abus des seigneurs en matière d’aveu des héritages et qui conduisent souvent à la perte totale de l’héritage du vassal au bénéfice du seigneur.

1790 : la Chapelle d’Alliance est détruite. Elle fut reconstruite en 1828 grâce aux dons des habitants.

1793 : on compte 3127 habitants

1796 : vers mi-février, fusillade entre les gardes territoriaux de Bais, Moulins, Louvigné et des chouans de la 3ème colonne de Vitré commandée par Rossignol. Dix jours après le combat de Bais, les gardes territoriaux de cette commune renforcés par l’arrivée de 100 hommes de troupe de ligne, veulent venger leurs morts en allant piller les paroisses de St Didier et Cornillé. La 3ème colonne de vitré réunit 220 hommes à Torcé et se porte au secours des agressés. L’opération est un succès pour les royalistes. Le bilan est lourd côté gardes territoriaux : 8 tués et 10 autres désarmés (mémoires de Pontbriand).

1798 : lors des troubles de l’an 6 de la République, Madame Crublet née Georgeault sauva le reliquaire de Saint-Marse en l’emmenant chez elle, à la Perrauderie, le temps que le calme revienne. Il fut restitué au nouveau recteur en 1804.

1826 : Bais a compté 4005 habitants. C’est le plus grand nombre d’habitants que comptât la commune.

1843 : le 5 juillet des ossements de Saint-Marse sont transférés de Notre-Dame de Vitré à Bais.

1896 : Bais compte 2581 habitants.

1944 : les événements de la Gousserie amenèrent la peine et le deuil.

1968 : 2095 habitants

1982 : il ne reste plus que 1913 habitants